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La Première Dame


Carla Bruni bn

Carla Bruni ha detto di essere felice di non essere più italiana dopo le frasi di
Silvio Berlusconi che aveva definito «abbronzato» Barack Obama. La moglie di Nicolas Sarkozy a febbraio ha ottenuto la nazionalità francese. «Quando sento Berlusconi prendere questa cosa alla leggera e scherzare sul fatto che Obama è "sempre abbronzato", mi fa strano. Lo si metterà sull'umorismo... Ma spesso, sono molto felice di essere diventata francese», ha dichiarato la Bruni in un'intervista apparsa domenica su Le Journal du Dimanche. (Corriere)

Carla Bruni, bellezza italiana tra moda e musica a Cannes nel 2000

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Nel merito sono d'accordo con lei, ma anche mia cugina - che fa assistenza agli anziani non autossufficienti a Lucca - credo sarebbe contenta di non essere più italiana se potesse contare su un attico all'Eliseo e su un certo numero di altri privilegi da Première Dame...

Carla Bruni bianco mare



http://www.corriere.it/esteri/08_novembre_09/carla_bruni_berlusconi_9a0f383e-ae4d-11dd-a27b-00144f02aabc.shtml 

La première dame francese sulla "abbronzatura" di Obama

Carla Bruni: «Felice di non essere più italiana, dopo le parole di Berlusconi»

«Voglio aiutare a cambiare le élite culturali troppo bianche». Episodio di razzismo in Usa con Naomi

Carla Bruni (Lapresse)
Carla Bruni (Lapresse)
PARIGI - Carla Bruni ha detto di essere felice di non essere più italiana dopo le frasi di Silvio Berlusconi che aveva definito «abbronzato» Barack Obama. La moglie di Nicolas Sarkozy a febbraio ha ottenuto la nazionalità francese. «Quando sento Berlusconi prendere questa cosa alla leggera e scherzare sul fatto che Obama è "sempre abbronzato", mi fa strano. Lo si metterà sull'umorismo... Ma spesso, sono molto felice di essere diventata francese», ha dichiarato la Bruni in un'intervista apparsa domenica su Le Journal du Dimanche.

CAMBIARE LE ÉLITE IN SENSO MULTICULTURALE - La première dame di Francia nell'intervista ha detto inoltre che, dato il suo ruolo di moglie del presidente, non ritiene più opportuno firmare petizioni, ma desidera impegnarsi per l’uguaglianza, aiutando le élite a cambiare. «Se fossi soltanto ’la cantante’ Carla Bruni, firmerei senza problemi il manifesto per l’uguaglianza reale in Francia, ma mi chiamo Bruni-Sarkozy e il mio nome mi appartiene meno». La modella-cantante si è però detta d’accordo con le linee generali di questo testo: «Mi sono spesso chiesta da dove veniva il blocco delle nostre società che fa in modo che siamo così bianchi, nelle élite, in Parlamento, nei circoli dirigenti (la musica, la moda sono una cosa diversa) mentre la società è un incrocio», ha proseguito, «Siamo paralizzati dalle abitudini. Il potere ha spesso avuto la stessa testa, uomini bianchi e piuttosto vecchi. Le abitudini, alla fine, diventano una sclerosi.. Mio marito non è Obama. Ma i francesi hanno votato per il figlio di immigrato ungherese, il cui padre ha un accento, la cui madre è di origine ebrea; e ha sempre rivendicato di essere un po’ un francese venuto da altrove. E anch'io non corrispondo al profilo di première dame: sono un artista, nata italiana!».

RAZZISMO CON NAOMI - Poi Carla Bruni ha parlato di un episodio di razzismo avvenuto nel 1992 negli Stati Uniti. «Siamo stati in Sud Carolina diversi giorni per un servizio fotografico. Ma io e Naomi Campbell abbiamo sempre pranzato nella nostra roulotte, anche se lì vicino c'era un buon ristorante. Quando ho chiesto il motivo, mi hanno risposto che Naomi non l'avrebbero mai fatta entrare, perché di pelle nera. Veder vincere Obama, è stata quindi una gioia immensa».

 

COMMENTI - «Anche noi italiani siamo ben lieti che Carla Bruni non sia più italiana, anzi siamo addirittura felici. Chissà che un giorno Carla Brunì non sia costretta dalla sua burrascosa vita a richiedere la cittadinanza italiana», ha commentato il presidente emerito della Repubblica Francesco Cossiga.


09 novembre 2008 

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200845/carla-bruni-sarkozy-il-faut-aider-les-elites-a-changer_163651.html
Samedi 08 Novembre 2008

Carla Bruni-Sarkozy: "Il faut aider les élites à changer"

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH
Le Journal du Dimanche

>> Exclusif. L'épouse du Président s'engage après l'"appel pour l'égalité réelle des chances" lancé par Yazid Sabeg dans Le JDD, et déjà rejoint par plusieurs personnalités politiques. Elle ne peut pas le signer, statut oblige. Mais Carla Bruni-Sarkozy explique pourquoi elle soutient ce texte. Néo-Française, la première dame rappelle que son époux est aussi un enfant d'immigré. Et elle invite la France à changer.

Si j'étais seulement Carla Bruni, la chanteuse, je signerais sans problème le manifeste pour l'égalité. Mais je m'appelle Bruni-Sarkozy, et mon nom m'appartient moins. Ce serait étrange de communiquer avec le pouvoir, donc mon mari, par pétition interposée! Ça ne m'empêche pas de m'engager. Et ça ne m'empêche pas non plus d'être d'accord avec le texte que vous publiez...

D'accord dans les grandes lignes, sur notre retard - mais j'ai peut-être plus d'indulgence pour la France, qui est prête à bouger. Et d'accord avec les objectifs. Evidemment, il faut du volontarisme, chercher les talents et les ambitions... Oui, il faut faire émerger l'immense potentiel de la nouvelle France. Pendant des années, j'ai été une marraine de SOS-Racisme, j'ai aimé cette société multiculturelle, cette mini-France des potes. Hier, j'étais avec Fadela Amara - encore une cousine de SOS - à la cérémonie des talents des cités. C'est un bain d'énergie... Et en même temps, la reconnaissance des cités par le pouvoir ne suffit pas. Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour! On en a parlé avec Fadela... Elle est ministre, c'est une avancée formidable. Mais elle n'a pas été élue, et c'est notre limite.

Je me suis souvent demandé d'où venait le blocage de nos sociétés - ce qui fait que nous soyons si Blancs, dans les élites, au Parlement, dans les cercles dirigeants (la musique, la mode, c'est autre chose), alors que la société est métissée... Est-ce une question morale, psychologique, ou technique? Instinctivement, j'en tenais pour la psychologie. Il faudrait donner confiance aux cercles dirigeants pour qu'ils s'ouvrent. Nous sommes perclus d'habitudes. Le pouvoir a souvent eu la même tête: des hommes blancs et plutôt âgés. Les habitudes, à terme, ça devient une sclérose! Il faudrait aider les élites à changer... ou les forcer un peu, car la psychologie n'y suffira pas. C'est pour cela que je me retrouve dans cet appel. Sans mesures politiques, on attendra trop. On fait trop attendre les gens.

En même temps, la France est un pays ouvert, et l'étrangère que j'étais peut vous le confirmer. Pas seulement l'étrangère, mais aussi l'épouse du Président. Mon mari n'est pas Obama. Mais les Français ont voté pour un fils d'immigré hongrois, dont le père a un accent, dont la maman est d'origine juive, et lui a toujours revendiqué être un Français un peu venu d'ailleurs. Il ne ressemble pas aux élites françaises traditionnelles et ça n'a rien empêché... Et, personnellement, je ne corresponds pas au profil type de la première dame! Je suis une artiste, née Italienne...

"Les gens des cités doivent devenir le pouvoir"

Bien sûr, nous sommes, lui et moi, de souche européenne, et c'est plus facile. Evidemment, il reste ce blocage du système politique au quotidien, cette incapacité des partis à faire élire dans les assemblées des gens différents, qui sortent du vieux moule du pouvoir... La diversité doit être offerte aux électeurs, aux municipales et aux législatives ! On y viendra. Les électeurs sont mûrs. Je pense que les partis politiques sont prêts à se laisser imposer des normes, une charte, un pacte. L'effet Obama devrait nous entraîner. Vous me direz que mon mari peut accélérer le mouvement, en tout cas dans sa famille? Certes. Mais on entre dans un débat politique, et c'est la limite que je me fixe.

En tout cas, laissons une chance à la France. Nos préjugés, ici, sont insidieux, ils freinent les gens, ils épuisent... Mais en face, plein de choses émergent. Et nous sommes épargnés par le racisme brutal et impavide qui existe en Amérique. Je me souviens, jeune mannequin - j'avais 25 ans -, d'une séance photo organisée en Caroline du Sud. Nous sommes restées plusieurs jours là-bas. On nous faisait manger des plateaux-repas dans notre caravane, alors qu'il y avait un restaurant à côté. J'ai demandé pourquoi, on m'a expliqué que le diner n'accepterait pas Naomi Campbell, parce qu'elle était Noire...

C'était cela, l'Amérique, en 1992! Alors, voir arriver Obama, c'est évidemment une joie immense. Pour moi, pour tous ceux qui aiment l'Amérique. Pour tous les Français, et notamment l'un d'eux que je connais assez bien. Je sais à quel point nous sommes tous pleins d'espoir, pleins d'attente. Par contraste, quand j'entends Silvio Berlusconi prendre l'événement à la légère, et plaisanter sur le fait qu'Obama est 'toujours bronzé', ça me fait drôle. On mettra ça sur le compte de l'humour... Mais souvent, je suis très heureuse d'être devenue française!"

Retrouvez le manifeste ici

Pubblicato il 9/11/2008 alle 20.8 nella rubrica Colore.

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